Les PEP 75-78 relaient le communiqué de la Fédération générale des PEP publié le 8 octobre 2026, consacré à la mobilisation des lycéens et à la défense du droit à l’éducation.
Alors que les lycéens poursuivent leur mobilisation, la Fédération générale des PEP appelle à entendre ce qu’ils disent de leur École, de leurs conditions d’apprentissage, de leurs inquiétudes et de leurs aspirations. Elle rappelle la place essentielle de l’École publique et la nécessité de construire des réponses concrètes avec les jeunes, les familles, les équipes éducatives et l’institution scolaire.
Communiqué de la Fédération générale des PEP
Créteil, le 08 octobre 2026
Entendre les revendications et agir
Les lycéens de tous les territoires poursuivent leur mobilisation pour défendre un droit fondamental : le droit intangible à l’éducation, le droit d’apprendre, de se former et de devenir citoyen dans des conditions dignes de l’école de la République.
Autour d’eux, des solidarités s’organisent. Parents, grands-parents, personnels éducatifs, enseignants et étudiants se mobilisent à leurs côtés, pour permettre l’expression démocratique, prévenir les tensions et rappeler, avec eux, cette exigence essentielle : celle d’une École qui permette à chaque jeune d’apprendre et de construire son avenir.
Car derrière cette mobilisation, c’est aussi la dégradation du service public d’éducation qui est interrogée :
Nul n’ignore la dégradation des conditions d’apprentissage et de vie dans l’École de la République, entre manque de personnels titulaires ou remplaçants, inaccessibilité et vétusté du bâti.
Nul n’ignore que l’aggravation des inégalités scolaires, sociales et économiques pèsent sur la jeunesse.
Nul n’ignore les profondes mutations en cours dans notre monde, qui impactent leur capacité à identifier un futur désirable dans lequel ils auraient toute leur place.
Les PEP soutiennent les revendications exprimées par les lycéens. Elles condamnent toute violence, d’où qu’elle vienne, toute atteinte à l’intégrité physique des personnes et toute dégradation des biens.
Nous affirmons que l’École publique est l’un des piliers de notre République. Elle porte une promesse essentielle : permettre à chacune et chacun de trouver sa place dans la société, de s’émanciper et de construire librement son avenir.
Il est de notre responsabilité collective d’entendre ce que les lycéens nous disent de leur École, de leurs conditions d’apprentissage, mais aussi de leurs inquiétudes et de leurs aspirations.
Association éducative complémentaire de l’enseignement public, les PEP entendent prendre toute leur part à cette responsabilité. Elles sont prêtes à construire, avec les jeunes, les familles, les équipes éducatives et l’institution scolaire, des réponses concrètes pour améliorer la vie scolaire, les conditions d’apprentissage et le quotidien des lycéens.
Les colonies de vacances sont une première pour vous ? C’est la 4ème fois que votre enfant part sans vous, mais vous êtes malgré tout angoissés ? Alors la liste des indispensables qui suit est faite pour vous !
Un départ en colo, ça se prépare !
Les départs en colonie de vacances peuvent représenter un moment de stress pour les enfants comme pour les parents : l’angoisse de la séparation, la peur d’oublier de mettre quelque chose dans la valise, l’appréhension de laisser la garde de son enfant à d’autres personnes, l’éloignement du domicile et du cocon familial… Les PEP75-78 vous dévoilent leurs conseils pour vous permettre de gérer au mieux ce départ en séjour collectif :
Remplir intégralement la fiche trousseau afin d’éviter les oublis au centre.
Marquer toutes les affaires pour prévenir toute perte de vêtement durant le séjour.
Compléter assidument la fiche sanitaire fournie qui permettra à l’équipe d’encadrement de suivre l’état de santé général de votre enfant et de pouvoir prendre en compte les éventuelles allergies. Vous pourrez également y annoter des recommandations particulières comme les habitudes ou petits tracas que peut avoir votre enfant au quotidien.
Si votre enfant est malade ou suit un traitement qui se poursuivra pendant le séjour, il est impératif de fournir à nos équipes les médicaments prescrits ainsi qu’une ordonnance valable.
Préciser le montant de l’argent de poche remis à votre enfant, si argent de poche il y a, et donner l’enveloppe au directeur du séjour le jour du départ afin qu’il puisse la conserver en lieu sûr.
Faire passer le test anti-panique à votre enfant en prenant rendez-vous avec le maître-nageur sauveteur de la piscine de votre choix. La copie du diplôme délivré à la suite de ce test sera demandée pour tous les séjours comportant des activités nautiques afin que votre enfant puisse participer aux activités phares du séjour avec ses amis !
Préparer votre enfant à la séparation. Un blog sera mis en place pendant le séjour pour favoriser les échanges à distance parents-enfants à travers les commentaires postés, et du courrier sera également envoyé. Cependant, le téléphone portable ne sera pas autorisé sur place.
Être à l’heure au point de rendez-vous le jour J. Nous vous recommandons de prévoir une marge en cas de retard lié aux transports en commun de sorte à arriver en gare en toute sérénité. Bien noter également l’horaire du retour et nous laisser un numéro de portable pour que nos équipes puissent vous contacter en cas de retard et rassurer votre enfant.
Le Centre Ressources Jane Vialle (CRJV) poursuit son engagement auprès des jeunes femmes enceintes, des jeunes mères et de leurs enfants à travers un accompagnement global, bienveillant et pluridisciplinaire.
Espace d’accueil collectif et individuel, d’évaluation et d’orientation, le CRJV agit au quotidien pour lutter contre l’isolement, favoriser l’accès aux droits, soutenir la parentalité et renforcer l’autonomie des jeunes femmes accueillies.
Les actions phares de 2025
57 ateliers collectifs organisés sur l’année autour de l’éveil du jeune enfant, du soutien à la relation mère-enfant, des groupes de parole, de la parentalité, de la santé et du quotidien.
Le développement d’un accompagnement global intégrant soutien administratif, accompagnement juridique, guidance parentale et suivi psychologique individualisé.
La mise en place d’ateliers d’alphabétisation avec garde d’enfants, favorisant l’accès aux droits, l’autonomie et l’insertion sociale des jeunes mères.
Le renforcement de la ressourcerie solidaire, proposant vêtements, matériel de puériculture, produits d’hygiène, équipements et repas partagés afin de répondre aux besoins matériels tout en créant du lien social.
L’organisation des « Jeudis de Jane », temps d’échanges interprofessionnels permettant de croiser les pratiques et les regards autour des enjeux rencontrés par les jeunes mères et leurs enfants.
Quelques chiffres clés de 2025
21,7 ans
Moyenne d’âge des jeunes femmes accueillies
597
Présences au total
305 mères et 292 enfants
40
Nouvelles jeunes mères accueillies
57
Ateliers collectifs organisés
100%
Déclarent une amélioration de leur confiance en elles et de la connaissance de leurs droits
90%
Observent une amélioration de la relation mère-enfant
9,6 / 10
Diminution du sentiment d’isolement
50%
Expriment une réduction du stress et un sentiment d’apaisement
Un lieu ressource pour les jeunes mères et leurs enfants
Au-delà des chiffres, l’année 2025 confirme l’importance du CRJV comme espace de prévention, de soutien et d’accompagnement pour les jeunes femmes confrontées à des situations de vulnérabilité, d’isolement ou de précarité.
À travers une approche globale, l’équipe accompagne les jeunes mères dans leurs démarches, leur parentalité, leur santé, leur accès aux droits et leur insertion sociale, tout en favorisant le développement et le bien-être de leurs enfants.
Consulter le bilan complet 2025
Retrouvez l’ensemble des actions, données, analyses et perspectives du Centre Ressources Mères Enfants dans le rapport d’activité complet.
Dans le cadre du dispositif « Classes à Paris », porté par la Ville de Paris, les PEP75-78 accompagnent des élèves dans la découverte des grandes institutions culturelles.
Récemment, une classe du 18e arrondissement a pu visiter le musée du Louvre, guidée par Marie.
À travers ce dessin, une élève de CP partage son regard sur cette expérience : une première rencontre avec l’art, entre émerveillement et imagination.
Pour les enfants immobilisés par la maladie ou en longue absence scolaire, la vie quotidienne peut vite devenir un isolement. Eric Martin, ludothécaire pour les PEP 75-78, change cela. À domicile, il crée des espaces de jeux, de rires et d’apprentissage, où les enfants retrouvent le goût du présent et des liens sociaux. Avec l’APADHE, il fait bien plus que divertir : il accompagne, soutient et redonne de l’espoir. Un rôle inattendu, mais vital. Interview.
Ton rôle de ludothécaire, c’est quoi concrètement ?
Eric Martin : « Mon rôle de ludothécaire permet aux enfants de s’évader par le jeu et d’oublier les situations souvent difficiles qu’ils traversent. »
As-tu toujours voulu travailler auprès des enfants ?
«J’ai fait des études commerciales avant de totalement bifurquer pour faire l’école du mime Marceau… Je ne dirais pas que j’ai toujours voulu travailler avec des enfants, c’est plus le hasard des rencontres et des projets qui m’a amené à le faire.»
À quel moment as-tu commencé à travailler avec les PEP 75-78 ? Qu’est-ce qui t’a plu dans cette association ?
«J’ai commencé à travailler aux PEP 75-78 à un moment où j’étais moins satisfait de mon activité artistique. Ce qui m’a plu en premier lieu, c’est l’équipe et les projets de l’association.»
Quelles sont les valeurs qu’elle véhicule et qui te touchent particulièrement ?
«Je dirais sans hésiter que c’est la valeur de la solidarité. Un grand nombre de projets de l’association ont pour but d’apporter l’accès à l’éducation et aux loisirs à tous les enfants et particulièrement auprès de ceux qui risquent d’en être privés à cause de leur situation sociale ou parce qu’ils sont malades.»
Justement, peux-tu nous parler de l’APADHE ?
«L’APADHE est le service d’Accompagnement Pédagogique À Domicile, à l’Hôpital ou à l’École. Il a pour but principal d’apporter l’enseignement à domicile des enfants qui sont malades, accidentés ou en refus scolaire. La ludothèque de l’APADHE s’adresse à ceux qui sont immobilisés chez eux pour une longue période.»
En quoi consiste ton rôle d’animateur « Ludothécaire » ?
«Cela consiste à animer des jeux de société aux domiciles des enfants malades. Je vais donc chez eux et je joue souvent seul avec eux, mais parfois aussi avec leurs frères et sœurs et même leurs parents. Depuis l’année dernière, j’accueille aussi dans les locaux des PEP 75 des adolescents en refus scolaire pour des ateliers de jeux.»
C’est une mission importante !
«Oui. Ça permet aux enfants de s’évader par le jeu et d’oublier les situations souvent difficiles qu’ils traversent. Certains ont l’obligation, du fait de leur maladie, de rester chez eux pendant de longues périodes. La ludothèque constitue alors une bouffée d’oxygène dans leur quotidien ainsi qu’un lien avec l’extérieur, un lien social qui risquerait d’être détérioré bien malgré eux. Les jeux permettent aussi d’apprendre (mettre en place des stratégies, compter, etc…) tout en s’amusant. Pour les parents, c’est souvent un moment de respiration, mais certains apprécient également de participer aux jeux !»
Tes débuts ont été faciles ? Tu t’es tout de suite senti à ta place ?
«Oui, je suis assez vite entré dans la peau du ludothécaire, c’est quelque chose d’assez naturel pour moi. Malgré tout, aller aux domiciles des familles auprès d’enfants malades a été, et reste encore aujourd’hui, quelque chose d’assez « impressionnant ».»
Qu’est-ce que tu éprouves au quotidien dans l’exercice de ton travail ?
«Je dirais en premier lieu que c’est un travail très gratifiant, le fait d’apporter avec les jeux un moment de joie et de bien-être à des enfants qui en ont tellement besoin.»
Peux‑tu évoquer ton quotidien auprès des enfants ?
«Je vais à leur domicile, parfois dans leur chambre, cela demande donc d’être très respectueux. Le lien avec les parents est aussi très important. Je peux dire que j’ai la chance d’être toujours très bien accueilli !»
Parle‑nous des enfants et de ce qu’ils t’apportent aussi…
«Les enfants sont pour moi des modèles d’espoir. Ils font preuve d’un courage incroyable pour affronter leur maladie ! Leur comportement m’apporte en retour de l’espoir et du courage dans les moments de ma vie où j’en ai besoin. Ils m’apportent aussi des moments joyeux : certains enfants m’attendent derrière la porte d’entrée avec un grand sourire et trépignent d’impatience de découvrir les jeux que contient ma valise !»
C’est un échange mutuel ?
«C’est tout à fait ça, même si c’est à moi de choisir les jeux qui vont permettre à un enfant de s’amuser et d’apprendre. Quoique certains enfants apprécient de me faire découvrir leurs jeux favoris !»
Il faut avoir un mental d’acier… Ou dirais-tu que c’est naturel chez toi ?
«Je ne sais pas s’il faut avoir un mental d’acier, en tout cas il vaut quand même mieux ne pas être trop fragile. J’ai une manière de percevoir la vie qui me permet d’appréhender avec espoir les situations difficiles que traversent les enfants et leur famille. Finalement, grâce aux jeux, les enfants (et moi-même !) sommes totalement dans le présent sans penser au futur ni au passé.»
Tu as des anecdotes à nous présenter ? Des moments touchants ?
«Ne le dites pas aux enfants, mais il m’arrive parfois de faire exprès de perdre pour ne pas les rendre tristes… Plus sérieusement, chaque année les enfants participent à la création d’un jeu de société. En fin d’année scolaire, nous organisons un goûter avec les enfants, leur famille, les enseignant(e)s qui vont à leur domicile et les coordinatrices de l’APADHE. De voir ainsi les enfants et les adultes se rencontrer autour du jeu constitue des moments très touchants pour tout le monde.»
Comment décrirais‑tu ton lien avec les enfants ?
«J’ai parfois l’impression d’oublier que ce sont des enfants malades. Certains ont besoin de parler mais la plupart restent concentrés sur les jeux, qui permettent souvent aux enfants de s’exprimer. J’essaie bien entendu d’être à l’écoute et de m’adapter au mieux aux besoins des enfants. Les règles des jeux constituent toujours un cadre qui structure notre lien. »
Qu’est-ce qu’ils attendent de toi ?
«C’est assez varié. Certains aiment découvrir de nouveaux jeux, quand d’autres au contraire préfèrent rejouer aux quelques jeux que je leur ai fait découvrir et qu’ils aiment particulièrement. Je crois qu’avant tout ils ont très envie de s’amuser !»
Tu es fier de ton travail ?
«Oui, je peux dire que je ressens une certaine fierté à faire ce travail. J’aime en parler autour de moi et les gens sont agréablement surpris qu’un tel travail existe ! Je dirais aussi que c’est un travail qui a du sens et pour moi c’est essentiel. Je pense qu’il serait bon que l’Éducation Nationale utilise beaucoup plus les jeux dans le processus d’apprentissage des enfants. Au niveau de la ludothèque de l’APADHE, je crois que les jeux, par ce qu’ils apportent aux enfants (bien-être, joie, développement cognitif…), participent au processus de guérison.»
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