Eric Martin, ludothécaire : offrir des instants de bonheur aux enfants malades

Eric Martin, ludothécaire : offrir des instants de bonheur aux enfants malades

Pour les enfants immobilisés par la maladie ou en longue absence scolaire, la vie quotidienne peut vite devenir un isolement. Eric Martin, ludothécaire pour les PEP 75-78, change cela. À domicile, il crée des espaces de jeux, de rires et d’apprentissage, où les enfants retrouvent le goût du présent et des liens sociaux. Avec l’APADHE, il fait bien plus que divertir : il accompagne, soutient et redonne de l’espoir. Un rôle inattendu, mais vital. Interview.

 

Ton rôle de ludothécaire, c’est quoi concrètement ?

Eric Martin : « Mon rôle de ludothécaire permet aux enfants de s’évader par le jeu et d’oublier les situations souvent difficiles qu’ils traversent. »

As-tu toujours voulu travailler auprès des enfants ?

«J’ai fait des études commerciales avant de totalement bifurquer pour faire l’école du mime Marceau… Je ne dirais pas que j’ai toujours voulu travailler avec des enfants, c’est plus le hasard des rencontres et des projets qui m’a amené à le faire.»

À quel moment as-tu commencé à travailler avec les PEP 75-78 ? Qu’est-ce qui t’a plu dans cette association ?

«J’ai commencé à travailler aux PEP 75-78 à un moment où j’étais moins satisfait de mon activité artistique. Ce qui m’a plu en premier lieu, c’est l’équipe et les projets de l’association.»

Quelles sont les valeurs qu’elle véhicule et qui te touchent particulièrement ?

«Je dirais sans hésiter que c’est la valeur de la solidarité. Un grand nombre de projets de l’association ont pour but d’apporter l’accès à l’éducation et aux loisirs à tous les enfants et particulièrement auprès de ceux qui risquent d’en être privés à cause de leur situation sociale ou parce qu’ils sont malades.»

Justement, peux-tu nous parler de l’APADHE ?

«L’APADHE est le service d’Accompagnement Pédagogique À Domicile, à l’Hôpital ou à l’École. Il a pour but principal d’apporter l’enseignement à domicile des enfants qui sont malades, accidentés ou en refus scolaire. La ludothèque de l’APADHE s’adresse à ceux qui sont immobilisés chez eux pour une longue période.»

En quoi consiste ton rôle d’animateur « Ludothécaire » ?

«Cela consiste à animer des jeux de société aux domiciles des enfants malades. Je vais donc chez eux et je joue souvent seul avec eux, mais parfois aussi avec leurs frères et sœurs et même leurs parents. Depuis l’année dernière, j’accueille aussi dans les locaux des PEP 75 des adolescents en refus scolaire pour des ateliers de jeux.»

C’est une mission importante !

«Oui. Ça permet aux enfants de s’évader par le jeu et d’oublier les situations souvent difficiles qu’ils traversent. Certains ont l’obligation, du fait de leur maladie, de rester chez eux pendant de longues périodes. La ludothèque constitue alors une bouffée d’oxygène dans leur quotidien ainsi qu’un lien avec l’extérieur, un lien social qui risquerait d’être détérioré bien malgré eux. Les jeux permettent aussi d’apprendre (mettre en place des stratégies, compter, etc…) tout en s’amusant. Pour les parents, c’est souvent un moment de respiration, mais certains apprécient également de participer aux jeux !»

 

Tes débuts ont été faciles ? Tu t’es tout de suite senti à ta place ?

«Oui, je suis assez vite entré dans la peau du ludothécaire, c’est quelque chose d’assez naturel pour moi. Malgré tout, aller aux domiciles des familles auprès d’enfants malades a été, et reste encore aujourd’hui, quelque chose d’assez « impressionnant ».»

Qu’est-ce que tu éprouves au quotidien dans l’exercice de ton travail ?

«Je dirais en premier lieu que c’est un travail très gratifiant, le fait d’apporter avec les jeux un moment de joie et de bien-être à des enfants qui en ont tellement besoin.»

Peux‑tu évoquer ton quotidien auprès des enfants ?

«Je vais à leur domicile, parfois dans leur chambre, cela demande donc d’être très respectueux. Le lien avec les parents est aussi très important. Je peux dire que j’ai la chance d’être toujours très bien accueilli !»

Parle‑nous des enfants et de ce qu’ils t’apportent aussi…

«Les enfants sont pour moi des modèles d’espoir. Ils font preuve d’un courage incroyable pour affronter leur maladie ! Leur comportement m’apporte en retour de l’espoir et du courage dans les moments de ma vie où j’en ai besoin. Ils m’apportent aussi des moments joyeux : certains enfants m’attendent derrière la porte d’entrée avec un grand sourire et trépignent d’impatience de découvrir les jeux que contient ma valise !»

C’est un échange mutuel ?

«C’est tout à fait ça, même si c’est à moi de choisir les jeux qui vont permettre à un enfant de s’amuser et d’apprendre. Quoique certains enfants apprécient de me faire découvrir leurs jeux favoris !»

Il faut avoir un mental d’acier… Ou dirais-tu que c’est naturel chez toi ?

«Je ne sais pas s’il faut avoir un mental d’acier, en tout cas il vaut quand même mieux ne pas être trop fragile. J’ai une manière de percevoir la vie qui me permet d’appréhender avec espoir les situations difficiles que traversent les enfants et leur famille. Finalement, grâce aux jeux, les enfants (et moi-même !) sommes totalement dans le présent sans penser au futur ni au passé.»

Tu as des anecdotes à nous présenter ? Des moments touchants ?

«Ne le dites pas aux enfants, mais il m’arrive parfois de faire exprès de perdre pour ne pas les rendre tristes… Plus sérieusement, chaque année les enfants participent à la création d’un jeu de société. En fin d’année scolaire, nous organisons un goûter avec les enfants, leur famille, les enseignant(e)s qui vont à leur domicile et les coordinatrices de l’APADHE. De voir ainsi les enfants et les adultes se rencontrer autour du jeu constitue des moments très touchants pour tout le monde.»

Comment décrirais‑tu ton lien avec les enfants ?

«J’ai parfois l’impression d’oublier que ce sont des enfants malades. Certains ont besoin de parler mais la plupart restent concentrés sur les jeux, qui permettent souvent aux enfants de s’exprimer. J’essaie bien entendu d’être à l’écoute et de m’adapter au mieux aux besoins des enfants. Les règles des jeux constituent toujours un cadre qui structure notre lien. »

Qu’est-ce qu’ils attendent de toi ?

«C’est assez varié. Certains aiment découvrir de nouveaux jeux, quand d’autres au contraire préfèrent rejouer aux quelques jeux que je leur ai fait découvrir et qu’ils aiment particulièrement. Je crois qu’avant tout ils ont très envie de s’amuser !»

Tu es fier de ton travail ?

«Oui, je peux dire que je ressens une certaine fierté à faire ce travail. J’aime en parler autour de moi et les gens sont agréablement surpris qu’un tel travail existe ! Je dirais aussi que c’est un travail qui a du sens et pour moi c’est essentiel. Je pense qu’il serait bon que l’Éducation Nationale utilise beaucoup plus les jeux dans le processus d’apprentissage des enfants. Au niveau de la ludothèque de l’APADHE, je crois que les jeux, par ce qu’ils apportent aux enfants (bien-être, joie, développement cognitif…), participent au processus de guérison.»

Quand le 49.3 met en danger le droit aux vacances des enfants

Quand le 49.3 met en danger le droit aux vacances des enfants

Le recours à l’article 49.3 pour adopter le PLF 2026 a provoqué un véritable recul pour le droit aux vacances des enfants. Parmi les mesures supprimées, l’amendement sénatorial de 10 millions d’euros en faveur des colonies de vacances et le dispositif « Colos apprenantes » disparaissent, fragilisant des milliers d’enfants, notamment les plus vulnérables.

Alors que près de 4,7 millions d’enfants ne partent déjà pas chaque année, cette décision prive certains d’entre eux de moments essentiels de socialisation, de découverte et de respiration, qui contribuent directement à leur bien-être et à leur santé mentale.

Si la CNAF mobilise 20 millions d’euros pour soutenir les départs en colonies et camps de scoutisme, cette enveloppe ne doit pas se substituer aux dispositifs locaux déjà en place. Les aides territoriales, qui représentent 17 millions d’euros par an et permettent à près de 69 000 enfants de partir, sont indispensables.

Notre association soutient pleinement l’alerte lancée par JPA et le collectif d’organisations signataires. Nous appelons les pouvoirs publics à mettre en place une politique ambitieuse, pérenne et financée pour garantir le départ en vacances de tous les enfants, sans distinction de situation sociale ou géographique.

Ensemble, faisons en sorte que les vacances ne deviennent pas un privilège, mais un droit pour chaque enfant.

🚨Consulter l’alerte lancée par JPA

Les PEP75-78 au Festival parisien de l’Éducation : imaginer la ville idéale avec les enfants

Les PEP75-78 au Festival parisien de l’Éducation : imaginer la ville idéale avec les enfants

Le mercredi 28 janvier 2026, notre association a participé à la 4ᵉ édition du Festival parisien de l’Éducation, organisé par la Ville de Paris à l’Académie du Climat, dans le cadre de la Semaine de l’éducation.

Imaginer une ville idéale

À la demande de la Mairie de Paris, pour laquelle les PEP75-78 interviennent déjà dans l’organisation de sorties à Paris, de séjours scolaires et de colonies de vacances, nos équipes ont animé un atelier pédagogique à destination des enfants autour d’un thème fédérateur : imaginer une “ville idéale”.

Tout au long de l’après-midi, les enfants ont été invités à concevoir collectivement une ville répondant à leurs besoins et à leurs envies : routes, espaces verts, immeubles et maisons, magasins, écoles, services publics (mairie, hôpital…), en réfléchissant aux usages, à la place de chacun et au vivre-ensemble.

Un atelier ludique et créatif, favorisant l’expression, la coopération et la réflexion citoyenne dès le plus jeune âge.

Cet événement, fruit d’un partenariat entre la Ville de Paris, l’Académie de Paris, la Préfecture et la Caisse d’allocations familiales, a permis de valoriser des actions éducatives concrètes autour de l’architecture éducative, de la santé et du bien-être, en cohérence avec le Projet éducatif de territoire parisien.

Les PEP75-78 sont fiers d’avoir contribué à ce temps fort dédié à l’éducation, aux côtés de nombreux acteurs engagés, et remercient la Ville de Paris pour sa confiance.

Pour découvrir le programme complet et les activités proposées par la Ville de Paris, rendez-vous sur la page officielle du Festival parisien de l’Éducation.

LES PEP75 deviennent LES PEP PARIS – YVELINES : message du directeur général

LES PEP75 deviennent LES PEP PARIS – YVELINES : message du directeur général

Mesdames, Messieurs,

Nous avons l’honneur de vous annoncer qu’à partir du 1er janvier 2026 l’association LES PEP75
change de nom.
Les deux associations départementales LES PEP75 et LES PEP78 ont en effet décidé de réunir leurs
forces afin de faire vivre le projet commun des PEP au sein de l’association territoriale LES PEP PARIS – YVELINES.
L’association LES PEP PARIS – YVELINES continuera de s’engager dans les deux départements
pour l’accès de tous à l’éducation, à la culture, aux vacances, au sport et à la santé.
Rappelons que toutes nos actions s’appuient sur nos valeurs fondatrices : la solidarité et la
laïcité.
La solidité des partenariats qui nous lient notamment avec les collectivités et les institutions
depuis de nombreuses années encouragent bénévoles et collaborateurs à continuer de répondre
avec détermination, rigueur et professionnalisme aux enjeux éducatifs, sociaux et écologiques
actuels et futurs.
Nous espérons donc vous retrouver prochainement afin d’évoquer ensemble les besoins
auxquels nos projets permettraient de répondre.
Je vous prie d’agréer, Mesdames, Messieurs, l’expression de mes sincères salutations.

M. Mairet
Directeur général

PS. L’objet et le siège social de l’association demeurent inchangés.

Les classes découvertes 2026 sont lancées !

Les classes découvertes 2026 sont lancées !

Notre association ouvre officiellement la saison des classes découvertes 2026 ! Dès ce mois de janvier, nos équipes accompagnent les écoles primaires dans des séjours qui allient découverte, nature et apprentissages vivants.

Départ pour Portbail : l’école Poulletier en classe découverte

Cette semaine, les élèves de l’école Poulletier ont pris la route vers Portbail. Valises prêtes, cœurs remplis de curiosité et d’enthousiasme, ils s’apprêtent à vivre une expérience unique au contact de la nature et de la mer.

C’est exactement l’esprit de nos classes découvertes : sortir de la salle de classe, explorer le monde autrement et créer des souvenirs collectifs inoubliables.

Une pédagogie active et hors les murs

Nos séjours ne sont pas de simples vacances : ils sont conçus comme de véritables espaces d’apprentissage et d’émancipation. Les enfants découvrent des notions scientifiques, culturelles ou environnementales par l’expérience et en interaction avec le milieu naturel.

Chaque activité est encadrée par des professionnels qualifiés, avec un souci constant de sécurité, participation et épanouissement de tous.

Une saison 2026 pleine de projets

Cette année, nous multiplions les parcours : mer, campagne, patrimoine, sciences, arts et solidarité. Nos classes découvertes permettent aux enseignants de renforcer la cohésion de classe tout en enrichissant le programme scolaire.

Pour les écoles qui n’ont pas encore prévu leur séjour, il reste des places pour le printemps 2026. Notre équipe est disponible pour co‑construire un projet adapté à chaque classe.

📩 Envie d’offrir à vos élèves une expérience inoubliable ?
Contactez-nous au 01 47 34 00 10 ou par mail à contact@pep75.org

Bonne année 2026 autour des valeurs de partage, complicité et solidarité !

Bonne année 2026 autour des valeurs de partage, complicité et solidarité !

Je remercie, au nom du CA, toutes celles et ceux qui font vivre notre association par leur engagement et leur bonne humeur. Ensemble, nous avons avancé en 2025 et créé du lien.

Que la nouvelle année 2026 qui commence nous rassemble encore davantage, autour des valeurs de partage, de complicité, de solidarité et de nouveaux projets pour notre nouvelle association PEP 75/78.

Très belle année à toutes et à tous !

Evelyne Justin Joseph – Présidente PEP 75/78