Découvrez le bilan 2025 du Centre Ressources Mères Enfants (CRJV)

Découvrez le bilan 2025 du Centre Ressources Mères Enfants (CRJV)

Bilan 2025 du Centre Ressources Mères Enfants

Prévention • Santé • Parentalité

Le Centre Ressources Jane Vialle (CRJV) poursuit son engagement auprès des jeunes femmes enceintes, des jeunes mères et de leurs enfants à travers un accompagnement global, bienveillant et pluridisciplinaire.

Espace d’accueil collectif et individuel, d’évaluation et d’orientation, le CRJV agit au quotidien pour lutter contre l’isolement, favoriser l’accès aux droits, soutenir la parentalité et renforcer l’autonomie des jeunes femmes accueillies.

Les actions phares de 2025

  • 57 ateliers collectifs organisés sur l’année autour de l’éveil du jeune enfant, du soutien à la relation mère-enfant, des groupes de parole, de la parentalité, de la santé et du quotidien.
  • Le développement d’un accompagnement global intégrant soutien administratif, accompagnement juridique, guidance parentale et suivi psychologique individualisé.
  • La mise en place d’ateliers d’alphabétisation avec garde d’enfants, favorisant l’accès aux droits, l’autonomie et l’insertion sociale des jeunes mères.
  • Le renforcement de la ressourcerie solidaire, proposant vêtements, matériel de puériculture, produits d’hygiène, équipements et repas partagés afin de répondre aux besoins matériels tout en créant du lien social.
  • L’organisation des « Jeudis de Jane », temps d’échanges interprofessionnels permettant de croiser les pratiques et les regards autour des enjeux rencontrés par les jeunes mères et leurs enfants.

Quelques chiffres clés de 2025

21,7 ans

Moyenne d’âge des jeunes femmes accueillies

597

Présences au total
305 mères et 292 enfants

40

Nouvelles jeunes mères accueillies

57

Ateliers collectifs organisés

100%

Déclarent une amélioration de leur confiance en elles et de la connaissance de leurs droits

90%

Observent une amélioration de la relation mère-enfant

9,6 / 10

Diminution du sentiment d’isolement

50%

Expriment une réduction du stress et un sentiment d’apaisement

Un lieu ressource pour les jeunes mères et leurs enfants

Au-delà des chiffres, l’année 2025 confirme l’importance du CRJV comme espace de prévention, de soutien et d’accompagnement pour les jeunes femmes confrontées à des situations de vulnérabilité, d’isolement ou de précarité.

À travers une approche globale, l’équipe accompagne les jeunes mères dans leurs démarches, leur parentalité, leur santé, leur accès aux droits et leur insertion sociale, tout en favorisant le développement et le bien-être de leurs enfants.

Consulter le bilan complet 2025

Retrouvez l’ensemble des actions, données, analyses et perspectives du Centre Ressources Mères Enfants dans le rapport d’activité complet.

Consulter le bilan complet

Bilan 2025 : le SAMELY poursuit son engagement auprès des lycéennes enceintes et jeunes mères

Bilan 2025 : le SAMELY poursuit son engagement auprès des lycéennes enceintes et jeunes mères

Bilan 2025 : le SAMELY poursuit son engagement auprès des lycéennes enceintes et jeunes mères

Créé en 2013 par les PEP75-78, le SAMELY (Service d’Accompagnement des Mères Lycéennes) accompagne les lycéennes enceintes et jeunes mères afin de prévenir le décrochage scolaire, lutter contre l’isolement et soutenir la parentalité.

En proposant un accompagnement éducatif, social et psychologique, le dispositif permet aux jeunes femmes de poursuivre leur parcours scolaire tout en construisant leur vie de mère.

En 2025, le SAMELY a accompagné 266 jeunes femmes réparties sur 6 départements franciliens :
Paris (75), Seine-et-Marne (77), Yvelines (78), Essonne (91), Seine-Saint-Denis (93) et Val-d’Oise (95).

📊 L’année 2025 en chiffres

17 ans

Âge moyen à l’entrée

58%

des jeunes accompagnées sont mineures

71%

ont validé un examen ou obtenu un diplôme

4

séjours de remobilisation scolaire et parentalité

53

ateliers collectifs proposés

254

participations de mères

172

participations d’enfants

77%

des enfants bénéficient d’un mode d’accueil stable

79%

des jeunes engagées dans un parcours scolaire, de formation ou d’insertion

43%

des orientations proviennent de l’Éducation nationale

Un accompagnement qui agit sur les parcours de vie

Au-delà des chiffres, le SAMELY accompagne chaque jeune femme dans un moment déterminant de sa vie. Les temps individuels, les ateliers collectifs et les séjours permettent de recréer du lien, de soutenir la confiance en soi et de sécuriser des parcours parfois fragilisés.

Ces résultats témoignent de l’impact concret du dispositif : permettre à de jeunes femmes de poursuivre leur scolarité, développer leurs compétences parentales et construire leur avenir dans des conditions plus stables.

En savoir plus

Pour découvrir le dispositif et ses modalités d’accompagnement :

Découvrir le SAMELY

Le Louvre vu par une élève de CP grâce au dispositif « Classes à Paris »

Le Louvre vu par une élève de CP grâce au dispositif « Classes à Paris »

Dans le cadre du dispositif « Classes à Paris », porté par la Ville de Paris, les PEP75-78 accompagnent des élèves dans la découverte des grandes institutions culturelles.

Récemment, une classe du 18e arrondissement a pu visiter le musée du Louvre, guidée par Marie.

À travers ce dessin, une élève de CP partage son regard sur cette expérience : une première rencontre avec l’art, entre émerveillement et imagination.

Supprimer les freins à la scolarité des mères adolescentes : le SAMELY présenté dans Libération

Supprimer les freins à la scolarité des mères adolescentes : le SAMELY présenté dans Libération

Un article de Libération met en lumière un enjeu souvent méconnu : la scolarité des lycéennes et collégiennes devenues mères. Le quotidien souligne l’importance de supprimer les obstacles qui empêchent ces jeunes femmes de poursuivre leurs études en Île-de-France.

« Supprimer tous les freins à la scolarité des mères adolescentes en Île-de-France : un accompagnement pour les élèves enceintes » – Libération

Lire l’article sur Libération

Le SAMELY, un accompagnement complet

Le SAMELY (Service d’Accompagnement des Mères Lycéennes et collégiennes), géré par PEP75, accompagne depuis plusieurs années des jeunes mères pour concilier maternité et scolarité. Les interventions incluent :

  • Un suivi individualisé adapté à chaque jeune mère
  • Des ateliers collectifs pour rompre l’isolement
  • Un soutien psychologique et social
  • Des actions de remobilisation scolaire et d’insertion professionnelle

Ces dispositifs permettent à de nombreuses jeunes femmes de poursuivre leur parcours scolaire et de construire progressivement un projet d’avenir, malgré les obstacles liés à la maternité.

Pourquoi cet accompagnement est crucial

La maternité à l’adolescence reste un facteur majeur de décrochage scolaire. L’article de Libération rappelle que l’accompagnement éducatif et social est essentiel pour que ces jeunes femmes ne soient pas exclues du système scolaire.

En gérant le SAMELY, notre association intervient directement sur ces problématiques, en soutenant les jeunes mères face aux freins institutionnels, sociaux et personnels qui peuvent compromettre la poursuite de leurs études.

En savoir plus

Le SAMELY fait partie des dispositifs qui contribuent à une égalité réelle d’accès à l’éducation pour toutes les jeunes mères en Île-de-France. L’article de Libération souligne l’importance de ce type d’accompagnement et la nécessité de le soutenir.

Découvrir le SAMELY et ses actions

 

Eric Martin, ludothécaire : offrir des instants de bonheur aux enfants malades

Eric Martin, ludothécaire : offrir des instants de bonheur aux enfants malades

Pour les enfants immobilisés par la maladie ou en longue absence scolaire, la vie quotidienne peut vite devenir un isolement. Eric Martin, ludothécaire pour les PEP 75-78, change cela. À domicile, il crée des espaces de jeux, de rires et d’apprentissage, où les enfants retrouvent le goût du présent et des liens sociaux. Avec l’APADHE, il fait bien plus que divertir : il accompagne, soutient et redonne de l’espoir. Un rôle inattendu, mais vital. Interview.

 

Ton rôle de ludothécaire, c’est quoi concrètement ?

Eric Martin : « Mon rôle de ludothécaire permet aux enfants de s’évader par le jeu et d’oublier les situations souvent difficiles qu’ils traversent. »

As-tu toujours voulu travailler auprès des enfants ?

«J’ai fait des études commerciales avant de totalement bifurquer pour faire l’école du mime Marceau… Je ne dirais pas que j’ai toujours voulu travailler avec des enfants, c’est plus le hasard des rencontres et des projets qui m’a amené à le faire.»

À quel moment as-tu commencé à travailler avec les PEP 75-78 ? Qu’est-ce qui t’a plu dans cette association ?

«J’ai commencé à travailler aux PEP 75-78 à un moment où j’étais moins satisfait de mon activité artistique. Ce qui m’a plu en premier lieu, c’est l’équipe et les projets de l’association.»

Quelles sont les valeurs qu’elle véhicule et qui te touchent particulièrement ?

«Je dirais sans hésiter que c’est la valeur de la solidarité. Un grand nombre de projets de l’association ont pour but d’apporter l’accès à l’éducation et aux loisirs à tous les enfants et particulièrement auprès de ceux qui risquent d’en être privés à cause de leur situation sociale ou parce qu’ils sont malades.»

Justement, peux-tu nous parler de l’APADHE ?

«L’APADHE est le service d’Accompagnement Pédagogique À Domicile, à l’Hôpital ou à l’École. Il a pour but principal d’apporter l’enseignement à domicile des enfants qui sont malades, accidentés ou en refus scolaire. La ludothèque de l’APADHE s’adresse à ceux qui sont immobilisés chez eux pour une longue période.»

En quoi consiste ton rôle d’animateur « Ludothécaire » ?

«Cela consiste à animer des jeux de société aux domiciles des enfants malades. Je vais donc chez eux et je joue souvent seul avec eux, mais parfois aussi avec leurs frères et sœurs et même leurs parents. Depuis l’année dernière, j’accueille aussi dans les locaux des PEP 75 des adolescents en refus scolaire pour des ateliers de jeux.»

C’est une mission importante !

«Oui. Ça permet aux enfants de s’évader par le jeu et d’oublier les situations souvent difficiles qu’ils traversent. Certains ont l’obligation, du fait de leur maladie, de rester chez eux pendant de longues périodes. La ludothèque constitue alors une bouffée d’oxygène dans leur quotidien ainsi qu’un lien avec l’extérieur, un lien social qui risquerait d’être détérioré bien malgré eux. Les jeux permettent aussi d’apprendre (mettre en place des stratégies, compter, etc…) tout en s’amusant. Pour les parents, c’est souvent un moment de respiration, mais certains apprécient également de participer aux jeux !»

 

Tes débuts ont été faciles ? Tu t’es tout de suite senti à ta place ?

«Oui, je suis assez vite entré dans la peau du ludothécaire, c’est quelque chose d’assez naturel pour moi. Malgré tout, aller aux domiciles des familles auprès d’enfants malades a été, et reste encore aujourd’hui, quelque chose d’assez « impressionnant ».»

Qu’est-ce que tu éprouves au quotidien dans l’exercice de ton travail ?

«Je dirais en premier lieu que c’est un travail très gratifiant, le fait d’apporter avec les jeux un moment de joie et de bien-être à des enfants qui en ont tellement besoin.»

Peux‑tu évoquer ton quotidien auprès des enfants ?

«Je vais à leur domicile, parfois dans leur chambre, cela demande donc d’être très respectueux. Le lien avec les parents est aussi très important. Je peux dire que j’ai la chance d’être toujours très bien accueilli !»

Parle‑nous des enfants et de ce qu’ils t’apportent aussi…

«Les enfants sont pour moi des modèles d’espoir. Ils font preuve d’un courage incroyable pour affronter leur maladie ! Leur comportement m’apporte en retour de l’espoir et du courage dans les moments de ma vie où j’en ai besoin. Ils m’apportent aussi des moments joyeux : certains enfants m’attendent derrière la porte d’entrée avec un grand sourire et trépignent d’impatience de découvrir les jeux que contient ma valise !»

C’est un échange mutuel ?

«C’est tout à fait ça, même si c’est à moi de choisir les jeux qui vont permettre à un enfant de s’amuser et d’apprendre. Quoique certains enfants apprécient de me faire découvrir leurs jeux favoris !»

Il faut avoir un mental d’acier… Ou dirais-tu que c’est naturel chez toi ?

«Je ne sais pas s’il faut avoir un mental d’acier, en tout cas il vaut quand même mieux ne pas être trop fragile. J’ai une manière de percevoir la vie qui me permet d’appréhender avec espoir les situations difficiles que traversent les enfants et leur famille. Finalement, grâce aux jeux, les enfants (et moi-même !) sommes totalement dans le présent sans penser au futur ni au passé.»

Tu as des anecdotes à nous présenter ? Des moments touchants ?

«Ne le dites pas aux enfants, mais il m’arrive parfois de faire exprès de perdre pour ne pas les rendre tristes… Plus sérieusement, chaque année les enfants participent à la création d’un jeu de société. En fin d’année scolaire, nous organisons un goûter avec les enfants, leur famille, les enseignant(e)s qui vont à leur domicile et les coordinatrices de l’APADHE. De voir ainsi les enfants et les adultes se rencontrer autour du jeu constitue des moments très touchants pour tout le monde.»

Comment décrirais‑tu ton lien avec les enfants ?

«J’ai parfois l’impression d’oublier que ce sont des enfants malades. Certains ont besoin de parler mais la plupart restent concentrés sur les jeux, qui permettent souvent aux enfants de s’exprimer. J’essaie bien entendu d’être à l’écoute et de m’adapter au mieux aux besoins des enfants. Les règles des jeux constituent toujours un cadre qui structure notre lien. »

Qu’est-ce qu’ils attendent de toi ?

«C’est assez varié. Certains aiment découvrir de nouveaux jeux, quand d’autres au contraire préfèrent rejouer aux quelques jeux que je leur ai fait découvrir et qu’ils aiment particulièrement. Je crois qu’avant tout ils ont très envie de s’amuser !»

Tu es fier de ton travail ?

«Oui, je peux dire que je ressens une certaine fierté à faire ce travail. J’aime en parler autour de moi et les gens sont agréablement surpris qu’un tel travail existe ! Je dirais aussi que c’est un travail qui a du sens et pour moi c’est essentiel. Je pense qu’il serait bon que l’Éducation Nationale utilise beaucoup plus les jeux dans le processus d’apprentissage des enfants. Au niveau de la ludothèque de l’APADHE, je crois que les jeux, par ce qu’ils apportent aux enfants (bien-être, joie, développement cognitif…), participent au processus de guérison.»

Quand le 49.3 met en danger le droit aux vacances des enfants

Quand le 49.3 met en danger le droit aux vacances des enfants

Le recours à l’article 49.3 pour adopter le PLF 2026 a provoqué un véritable recul pour le droit aux vacances des enfants. Parmi les mesures supprimées, l’amendement sénatorial de 10 millions d’euros en faveur des colonies de vacances et le dispositif « Colos apprenantes » disparaissent, fragilisant des milliers d’enfants, notamment les plus vulnérables.

Alors que près de 4,7 millions d’enfants ne partent déjà pas chaque année, cette décision prive certains d’entre eux de moments essentiels de socialisation, de découverte et de respiration, qui contribuent directement à leur bien-être et à leur santé mentale.

Si la CNAF mobilise 20 millions d’euros pour soutenir les départs en colonies et camps de scoutisme, cette enveloppe ne doit pas se substituer aux dispositifs locaux déjà en place. Les aides territoriales, qui représentent 17 millions d’euros par an et permettent à près de 69 000 enfants de partir, sont indispensables.

Notre association soutient pleinement l’alerte lancée par JPA et le collectif d’organisations signataires. Nous appelons les pouvoirs publics à mettre en place une politique ambitieuse, pérenne et financée pour garantir le départ en vacances de tous les enfants, sans distinction de situation sociale ou géographique.

Ensemble, faisons en sorte que les vacances ne deviennent pas un privilège, mais un droit pour chaque enfant.

🚨Consulter l’alerte lancée par JPA